Day 281 / 365
Jonas 4 · Michée 1–2
Jonas 4
1Cela déplut fort à Jonas, et il fut irrité.
2Il implora l’Éternel, et il dit: Ah! Éternel, n’est-ce pas ce que je disais quand j’étais encore dans mon pays? C’est ce que je voulais prévenir en fuyant à Tarsis. Car je savais que tu es un Dieu compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et qui te repens du mal.
3Maintenant, Éternel, prends-moi donc la vie, car la mort m’est préférable à la vie.
4L’Éternel répondit: Fais-tu bien de t’irriter?
5Et Jonas sortit de la ville, et s’assit à l’orient de la ville, là il se fit une cabane, et s’y tint à l’ombre, jusqu’à ce qu’il vît ce qui arriverait dans la ville.
6L’Éternel Dieu fit croître un ricin, qui s’éleva au-dessus de Jonas, pour donner de l’ombre sur sa tête et pour lui ôter son irritation. Jonas éprouva une grande joie à cause de ce ricin.
7Mais le lendemain, à l’aurore, Dieu fit venir un ver qui piqua le ricin, et le ricin sécha.
8Au lever du soleil, Dieu fit souffler un vent chaud d’orient, et le soleil frappa la tête de Jonas, au point qu’il tomba en défaillance. Il demanda la mort, et dit: La mort m’est préférable à la vie.
9Dieu dit à Jonas: Fais-tu bien de t’irriter à cause du ricin? Il répondit: Je fais bien de m’irriter jusqu’à la mort.
10Et l’Éternel dit: Tu as pitié du ricin qui ne t’a coûté aucune peine et que tu n’as pas fait croître, qui est né dans une nuit et qui a péri dans une nuit.
11Et moi, je n’aurais pas pitié de Ninive, la grande ville, dans laquelle se trouvent plus de cent vingt mille hommes qui ne savent pas distinguer leur droite de leur gauche, et des animaux en grand nombre!
Michée 1–2
1La parole de l’Éternel fut adressée à Michée, de Moréscheth, au temps de Jotham, d’Achaz, d’Ézéchias, rois de Juda, prophétie sur Samarie et Jérusalem.
2Écoutez, vous tous, peuples! Sois attentive, terre, et ce qui est en toi! Que le Seigneur, l’Éternel, soit témoin contre vous, Le Seigneur qui est dans le palais de sa sainteté!
3Car voici, l’Éternel sort de sa demeure, Il descend, il marche sur les hauteurs de la terre.
4Sous lui les montagnes se fondent, Les vallées s’entr’ouvrent, Comme la cire devant le feu, Comme l’eau qui coule sur une pente.
5Et tout cela à cause du crime de Jacob, A cause des péchés de la maison d’Israël! Quel est le crime de Jacob? N’est-ce pas Samarie? Quels sont les hauts lieux de Juda? N’est-ce pas Jérusalem?…
6Je ferai de Samarie un monceau de pierres dans les champs, Un lieu pour planter de la vigne; Je précipiterai ses pierres dans la vallée, Je mettrai à nu ses fondements.
7Toutes ses images taillées seront brisées, Tous ses salaires impurs seront brûlés au feu, Et je ravagerai toutes ses idoles: Recueillies avec le salaire de la prostitution, Elles deviendront un salaire de prostitution…
8C’est pourquoi je pleurerai, je me lamenterai, Je marcherai déchaussé et nu, Je pousserai des cris comme le chacal, Et des gémissements comme l’autruche.
9Car sa plaie est douloureuse; Elle s’étend jusqu’à Juda, Elle pénètre jusqu’à la porte de mon peuple, Jusqu’à Jérusalem.
10Ne l’annoncez point dans Gath, Ne pleurez point dans Acco! Je me roule dans la poussière à Beth-Leaphra.
11Passe, habitante de Schaphir, dans la nudité et la honte! L’habitante de Tsaanan n’ose sortir, Le deuil de Beth-Haëtsel vous prive de son abri.
12L’habitante de Maroth tremble pour son salut, Car le malheur est descendu de la part de l’Éternel Jusqu’à la porte de Jérusalem.
13Attelle les coursiers à ton char, Habitante de Lakisch! Tu as été pour la fille de Sion une première cause de péché, Car en toi se sont trouvés les crimes d’Israël.
14C’est pourquoi tu renonceras à Moréschet-Gath; Les maisons d’Aczib seront une source trompeuse Pour les rois d’Israël.
15Je t’amènerai un nouveau maître, habitante de Maréscha; La gloire d’Israël s’en ira jusqu’à Adullam.
16Rase-toi, coupe ta chevelure, A cause de tes enfants chéris! Rends-toi chauve comme l’aigle, Car ils s’en vont en captivité loin de toi!
1Malheur à ceux qui méditent l’iniquité et qui forgent le mal Sur leur couche! Au point du jour ils l’exécutent, Quand ils ont le pouvoir en main.
2Ils convoitent des champs, et ils s’en emparent, Des maisons, et ils les enlèvent; Ils portent leur violence sur l’homme et sur sa maison, Sur l’homme et sur son héritage.
3C’est pourquoi ainsi parle l’Éternel: Voici, je médite contre cette race un malheur; Vous n’en préserverez pas vos cous, Et vous ne marcherez pas la tête levée, Car ces temps seront mauvais.
4En ce jour-là, on fera de vous un sujet de sarcasme, On poussera des cris lamentables, On dira: Nous sommes entièrement dévastés! Il donne à d’autres la part de mon peuple! Eh quoi! Il me l’enlève! Il distribue nos champs à l’ennemi!…
5C’est pourquoi tu n’auras personne Qui étende le cordeau sur un lot, Dans l’assemblée de l’Éternel.
6Ne prophétisez pas! disent-ils. Qu’on ne prophétise pas de telles choses! Les invectives n’ont point de fin!
7Oses-tu parler ainsi, maison de Jacob? L’Éternel est-il prompt à s’irriter? Est-ce là sa manière d’agir? Mes paroles ne sont-elles pas favorables A celui qui marche avec droiture?
8Depuis longtemps on traite mon peuple en ennemi; Vous enlevez le manteau de dessus les vêtements De ceux qui passent avec sécurité En revenant de la guerre.
9Vous chassez de leurs maisons chéries les femmes de mon peuple, Vous ôtez pour toujours ma parure à leurs enfants.
10Levez-vous, marchez! Car ce n’est point ici un lieu de repos; A cause de la souillure, il y aura des douleurs, des douleurs violentes.
11Si un homme court après le vent et débite des mensonges: Je vais te prophétiser sur le vin, sur les boissons fortes! Ce sera pour ce peuple un prophète.
12Je te rassemblerai tout entier, ô Jacob! Je rassemblerai les restes d’Israël, Je les réunirai comme les brebis d’une bergerie, Comme le troupeau dans son pâturage; Il y aura un grand bruit d’hommes.
13Celui qui fera la brèche montera devant eux; Ils feront la brèche, franchiront la porte et en sortiront; Leur roi marchera devant eux, Et l’Éternel sera à leur tête.
"L'Éternel est mon berger : voilà la relation. Je ne manquerai de rien : voilà la provision."
— F. B. Meyer