Day 212 / 365
Proverbes 23–26
Proverbes 23–26
1Si tu es à table avec un grand, Fais attention à ce qui est devant toi;
2Mets un couteau à ta gorge, Si tu as trop d’avidité.
3Ne convoite pas ses friandises: C’est un aliment trompeur.
4Ne te tourmente pas pour t’enrichir, N’y applique pas ton intelligence.
5Veux-tu poursuivre du regard ce qui va disparaître? Car la richesse se fait des ailes, Et comme l’aigle, elle prend son vol vers les cieux.
6Ne mange pas le pain de celui dont le regard est malveillant, Et ne convoite pas ses friandises;
7Car il est comme les pensées de son âme. Mange et bois, te dira-t-il; Mais son cœur n’est point avec toi.
8Tu vomiras le morceau que tu as mangé, Et tu auras perdu tes propos agréables.
9Ne parle pas aux oreilles de l’insensé, Car il méprise la sagesse de tes discours.
10Ne déplace pas la borne ancienne, Et n’entre pas dans le champ des orphelins;
11Car leur vengeur est puissant: Il défendra leur cause contre toi.
12Ouvre ton cœur à l’instruction, Et tes oreilles aux paroles de la science.
13N’épargne pas la correction à l’enfant; Si tu le frappes de la verge, il ne mourra point.
14En le frappant de la verge, Tu délivres son âme du séjour des morts.
15Mon fils, si ton cœur est sage, Mon cœur à moi sera dans la joie;
16Mes entrailles seront émues d’allégresse, Quand tes lèvres diront ce qui est droit.
17Que ton cœur n’envie point les pécheurs, Mais qu’il ait toujours la crainte de l’Éternel;
18Car il est un avenir, Et ton espérance ne sera pas anéantie.
19Écoute, mon fils, et sois sage; Dirige ton cœur dans la voie droite.
20Ne sois pas parmi les buveurs de vin, Parmi ceux qui font excès des viandes:
21Car l’ivrogne et celui qui se livre à des excès s’appauvrissent, Et l’assoupissement fait porter des haillons.
22Écoute ton père, lui qui t’a engendré, Et ne méprise pas ta mère, quand elle est devenue vieille.
23Acquiers la vérité, et ne la vends pas, La sagesse, l’instruction et l’intelligence.
24Le père du juste est dans l’allégresse, Celui qui donne naissance à un sage aura de la joie.
25Que ton père et ta mère se réjouissent, Que celle qui t’a enfanté soit dans l’allégresse!
26Mon fils, donne-moi ton cœur, Et que tes yeux se plaisent dans mes voies.
27Car la prostituée est une fosse profonde, Et l’étrangère un puits étroit.
28Elle dresse des embûches comme un brigand, Et elle augmente parmi les hommes le nombre des perfides.
29Pour qui les ah? Pour qui les hélas? Pour qui les disputes? Pour qui les plaintes? Pour qui les blessures sans raison? Pour qui les yeux rouges?
30Pour ceux qui s’attardent auprès du vin, Pour ceux qui vont déguster du vin mêlé.
31Ne regarde pas le vin qui paraît d’un beau rouge, Qui fait des perles dans la coupe, Et qui coule aisément.
32Il finit par mordre comme un serpent, Et par piquer comme un basilic.
33Tes yeux se porteront sur des étrangères, Et ton cœur parlera d’une manière perverse.
34Tu seras comme un homme couché au milieu de la mer, Comme un homme couché sur le sommet d’un mât:
35On m’a frappé,… je n’ai point de mal!… On m’a battu,… je ne sens rien!… Quand me réveillerai-je?… J’en veux encore!
1Ne porte pas envie aux hommes méchants, Et ne désire pas être avec eux;
2Car leur cœur médite la ruine, Et leurs lèvres parlent d’iniquité.
3C’est par la sagesse qu’une maison s’élève, Et par l’intelligence qu’elle s’affermit;
4C’est par la science que les chambres se remplissent De tous les biens précieux et agréables.
5Un homme sage est plein de force, Et celui qui a de la science affermit sa vigueur;
6Car tu feras la guerre avec prudence, Et le salut est dans le grand nombre des conseillers.
7La sagesse est trop élevée pour l’insensé; Il n’ouvrira pas la bouche à la porte.
8Celui qui médite de faire le mal S’appelle un homme plein de malice.
9La pensée de la folie n’est que péché, Et le moqueur est en abomination parmi les hommes.
10Si tu faiblis au jour de la détresse, Ta force n’est que détresse.
11Délivre ceux qu’on traîne à la mort, Ceux qu’on va égorger, sauve-les!
12Si tu dis: Ah! Nous ne savions pas!… Celui qui pèse les cœurs ne le voit-il pas? Celui qui veille sur ton âme ne le connaît-il pas? Et ne rendra-t-il pas à chacun selon ses œuvres?
13Mon fils, mange du miel, car il est bon; Un rayon de miel sera doux à ton palais.
14De même, connais la sagesse pour ton âme; Si tu la trouves, il est un avenir, Et ton espérance ne sera pas anéantie.
15Ne tends pas méchamment des embûches à la demeure du juste, Et ne dévaste pas le lieu où il repose;
16Car sept fois le juste tombe, et il se relève, Mais les méchants sont précipités dans le malheur.
17Ne te réjouis pas de la chute de ton ennemi, Et que ton cœur ne soit pas dans l’allégresse quand il chancelle,
18De peur que l’Éternel ne le voie, que cela ne lui déplaise, Et qu’il ne détourne de lui sa colère.
19Ne t’irrite pas à cause de ceux qui font le mal, Ne porte pas envie aux méchants;
20Car il n’y a point d’avenir pour celui qui fait le mal, La lampe des méchants s’éteint.
21Mon fils, crains l’Éternel et le roi; Ne te mêle pas avec les hommes remuants;
22Car soudain leur ruine surgira, Et qui connaît les châtiments des uns et des autres?
23Voici encore ce qui vient des sages: Il n’est pas bon, dans les jugements, d’avoir égard aux personnes.
24Celui qui dit au méchant: Tu es juste! Les peuples le maudissent, les nations le maudissent.
25Mais ceux qui le châtient s’en trouvent bien, Et le bonheur vient sur eux comme une bénédiction.
26Il baise les lèvres, Celui qui répond des paroles justes.
27Soigne tes affaires au-dehors, Mets ton champ en état, Puis tu bâtiras ta maison.
28Ne témoigne pas à la légère contre ton prochain; Voudrais-tu tromper par tes lèvres?
29Ne dis pas: Je lui ferai comme il m’a fait, Je rendrai à chacun selon ses œuvres.
30J’ai passé près du champ d’un paresseux, Et près de la vigne d’un homme dépourvu de sens.
31Et voici, les épines y croissaient partout, Les ronces en couvraient la face, Et le mur de pierres était écroulé.
32J’ai regardé attentivement, Et j’ai tiré instruction de ce que j’ai vu.
33Un peu de sommeil, un peu d’assoupissement, Un peu croiser les mains pour dormir!…
34Et la pauvreté te surprendra, comme un rôdeur, Et la disette, comme un homme en armes.
1Voici encore des Proverbes de Salomon, recueillis par les gens d’Ézéchias, roi de Juda.
2La gloire de Dieu, c’est de cacher les choses; La gloire des rois, c’est de sonder les choses.
3Les cieux dans leur hauteur, la terre dans sa profondeur, Et le cœur des rois, sont impénétrables.
4Ote de l’argent les scories, Et il en sortira un vase pour le fondeur.
5Ote le méchant de devant le roi, Et son trône s’affermira par la justice.
6Ne t’élève pas devant le roi, Et ne prends pas la place des grands;
7Car il vaut mieux qu’on te dise: Monte-ici! Que si l’on t’abaisse devant le prince que tes yeux voient.
8Ne te hâte pas d’entrer en contestation, De peur qu’à la fin tu ne saches que faire, Lorsque ton prochain t’aura outragé.
9Défends ta cause contre ton prochain, Mais ne révèle pas le secret d’un autre,
10De peur qu’en l’apprenant il ne te couvre de honte, Et que ta mauvaise renommée ne s’efface pas.
11Comme des pommes d’or sur des ciselures d’argent, Ainsi est une parole dite à propos.
12Comme un anneau d’or et une parure d’or fin, Ainsi pour une oreille docile est le sage qui réprimande.
13Comme la fraîcheur de la neige au temps de la moisson, Ainsi est un messager fidèle pour celui qui l’envoie; Il restaure l’âme de son maître.
14Comme des nuages et du vent sans pluie, Ainsi est un homme se glorifiant à tort de ses libéralités.
15Par la lenteur à la colère on fléchit un prince, Et une langue douce peut briser des os.
16Si tu trouves du miel, n’en mange que ce qui te suffit, De peur que tu n’en sois rassasié et que tu ne le vomisses.
17Mets rarement le pied dans la maison de ton prochain, De peur qu’il ne soit rassasié de toi et qu’il ne te haïsse.
18Comme une massue, une épée et une flèche aiguë, Ainsi est un homme qui porte un faux témoignage contre son prochain.
19Comme une dent cassée et un pied qui chancelle, Ainsi est la confiance en un perfide au jour de la détresse.
20Oter son vêtement dans un jour froid, Répandre du vinaigre sur du nitre, C’est dire des chansons à un cœur attristé.
21Si ton ennemi a faim, donne-lui du pain à manger; S’il a soif, donne-lui de l’eau à boire.
22Car ce sont des charbons ardents que tu amasses sur sa tête, Et l’Éternel te récompensera.
23Le vent du nord enfante la pluie, Et la langue mystérieuse un visage irrité.
24Mieux vaut habiter à l’angle d’un toit, Que de partager la demeure d’une femme querelleuse.
25Comme de l’eau fraîche pour une personne fatiguée, Ainsi est une bonne nouvelle venant d’une terre lointaine.
26Comme une fontaine troublée et une source corrompue, Ainsi est le juste qui chancelle devant le méchant.
27Il n’est pas bon de manger beaucoup de miel, Mais rechercher la gloire des autres est un honneur.
28Comme une ville forcée et sans murailles, Ainsi est l’homme qui n’est pas maître de lui-même.
1Comme la neige en été, et la pluie pendant la moisson, Ainsi la gloire ne convient pas à un insensé.
2Comme l’oiseau s’échappe, comme l’hirondelle s’envole, Ainsi la malédiction sans cause n’a point d’effet.
3Le fouet est pour le cheval, le mors pour l’âne, Et la verge pour le dos des insensés.
4Ne réponds pas à l’insensé selon sa folie, De peur que tu ne lui ressembles toi-même.
5Réponds à l’insensé selon sa folie, Afin qu’il ne se regarde pas comme sage.
6Il se coupe les pieds, il boit l’injustice, Celui qui donne des messages à un insensé.
7Comme les jambes du boiteux sont faibles, Ainsi est une sentence dans la bouche des insensés.
8C’est attacher une pierre à la fronde, Que d’accorder des honneurs à un insensé.
9Comme une épine qui se dresse dans la main d’un homme ivre, Ainsi est une sentence dans la bouche des insensés.
10Comme un archer qui blesse tout le monde, Ainsi est celui qui prend à gage les insensés et les premiers venus.
11Comme un chien qui retourne à ce qu’il a vomi, Ainsi est un insensé qui revient à sa folie.
12Si tu vois un homme qui se croit sage, Il y a plus à espérer d’un insensé que de lui.
13Le paresseux dit: Il y a un lion sur le chemin, Il y a un lion dans les rues!
14La porte tourne sur ses gonds, Et le paresseux sur son lit.
15Le paresseux plonge sa main dans le plat, Et il trouve pénible de la ramener à sa bouche.
16Le paresseux se croit plus sage Que sept hommes qui répondent avec bon sens.
17Comme celui qui saisit un chien par les oreilles, Ainsi est un passant qui s’irrite pour une querelle où il n’a que faire.
18Comme un furieux qui lance des flammes, Des flèches et la mort,
19Ainsi est un homme qui trompe son prochain, Et qui dit: N’était-ce pas pour plaisanter?
20Faute de bois, le feu s’éteint; Et quand il n’y a point de rapporteur, la querelle s’apaise.
21Le charbon produit un brasier, et le bois du feu; Ainsi un homme querelleur échauffe une dispute.
22Les paroles du rapporteur sont comme des friandises, Elles descendent jusqu’au fond des entrailles.
23Comme des scories d’argent appliquées sur un vase de terre, Ainsi sont des lèvres brûlantes et un cœur mauvais.
24Par ses lèvres celui qui hait se déguise, Et il met au-dedans de lui la tromperie.
25Lorsqu’il prend une voix douce, ne le crois pas, Car il y a sept abominations dans son cœur.
26S’il cache sa haine sous la dissimulation, Sa méchanceté se révélera dans l’assemblée.
27Celui qui creuse une fosse y tombe, Et la pierre revient sur celui qui la roule.
28La langue fausse hait ceux qu’elle écrase, Et la bouche flatteuse prépare la ruine.
"Ce n'est pas une grande foi, mais une foi véritable qui sauve ; et le salut ne réside pas dans la foi, mais dans le Christ en qui la foi se confie."
— Charles Spurgeon